Recette maison

Recette de bœuf bourguignon d’Hervé

Bœuf bourguignon mijoté au vin rouge, viande fondante et sauce nappante, avec repères de cuisson, gestes clés et variantes utiles.

Publié le 18 août 2026 Gastronomie
Un plat savoureux de tagliatelle de boeuf garni d'herbes fraîches et d'épices.

La fiche du chef

Recette de bœuf bourguignon d’Hervé

Un bœuf mijoté au vin rouge, aux lardons, carottes et champignons, pour une viande fondante et une sauce profonde.

Temps total 15 h 30
Cuisson 3 h
À table 6 portions
Difficulté Moyenne

Pas à pas

La préparation

  1. 1
    Coupez la viande en gros cubes réguliers de 4 à 5 cm. Émincez les oignons, pelez et coupez les carottes en rondelles épaisses, hachez l’ail.
    15 min
  2. 2
    Faites revenir les lardons dans la cocotte avec l’huile jusqu’à légère coloration. Réservez-les, puis faites dorer la viande par petites quantités sur toutes ses faces.
    15 min
  3. 3
    Ajoutez les oignons et les carottes dans la cocotte. Faites suer 5 minutes, puis ajoutez l’ail et la farine. Mélangez pour enrober légèrement les sucs.
    10 min
  4. 4
    Versez le vin rouge en grattant le fond de la cocotte. Ajoutez la viande, les lardons, le bouquet garni, le sel, le poivre et, si désiré, le fond de veau. Couvrez à hauteur avec un peu d’eau si nécessaire.
    10 min
  5. 5
    Portez à frémissement, couvrez puis enfournez à 160 °C ou laissez mijoter à très faible feu pendant environ 2 h 30. La viande doit devenir très tendre.
    2 h 30
  6. 6
    Ajoutez les champignons poêlés au beurre en fin de cuisson, puis prolongez le mijotage 20 à 30 minutes. Rectifiez l’assaisonnement et servez bien chaud.
    30 min

Pour aller plus loin

Les secrets du chef

  • Préparez le bourguignon la veille : réchauffé doucement, il gagne en finesse et en liaison.
  • Choisissez un vin rouge net et peu boisé, de bonne tenue à la cuisson.
  • Si la sauce est trop liquide en fin de cuisson, laissez réduire à découvert quelques minutes.

Conseils de dressage

Servez en assiette creuse ou en cocotte, avec la sauce nappante, les carottes et les champignons visibles. Accompagnez de pommes de terre vapeur, de pâtes fraîches ou d’une purée maison.

Allergènes à surveiller

  • gluten
  • sulfites
  • lait

Substitutions recommandées

  • Vin rouge de Bourgogne → Vin rouge corsé de qualité correcte

    Le vin doit rester agréable à boire pour donner une sauce équilibrée.

  • Lardons fumés → Poitrine fumée coupée en dés

    Permet de garder le fondant et le goût fumé.

  • Farine de blé → Fécule de maïs

    Pour une version sans gluten, à incorporer en fin de cuisson dans un peu de liquide froid.

  • Beurre → Huile d’olive ou margarine

    Possible pour une version sans lait, avec une saveur légèrement différente.

Accords mets et boissons

  • Vin Un pinot noir de Bourgogne, un Côtes-du-Rhône souple ou un vin rouge fruité et peu tannique.
  • Sans alcool Un jus de raisin rouge peu sucré ou une eau pétillante servie fraîche.

Conseils nutrition

  • Privilégiez une viande bien parée pour limiter les excès de gras.
  • Servez avec une garniture de légumes ou une purée de céleri pour équilibrer le plat.
  • Le plat étant salé et riche en sauce, ajustez le sel en fin de cuisson seulement.

Plan anti-gaspillage

  • Utilisez les parures de viande pour parfumer un bouillon.
  • Recyclez la sauce restante en garniture pour des pâtes ou des pommes de terre.
  • Réemployez les légumes cuits dans une soupe mixée si vous avez un surplus.

Erreurs fréquentes & rattrapages

  • Cuire à feu trop vif
    Baissez immédiatement à frémissement : une cuisson douce attendrit la viande au lieu de la durcir.
  • Ajouter les champignons trop tôt
    Incoporez-les en fin de cuisson pour conserver leur texture.
  • Sauce trop acide
    Laissez réduire quelques minutes de plus ; si nécessaire, ajoutez une petite noix de beurre en fin de cuisson.

Version sans gluten

Remplacez la farine de blé par de la fécule de maïs ou une farine sans gluten, et vérifiez que le fond de veau soit certifié sans gluten.

Questions fréquentes

Peut-on préparer le bœuf bourguignon à l’avance ?

Oui, idéalement la veille. Le repos améliore la liaison de la sauce et la tendreté de la viande.

Quel morceau de bœuf choisir ?

Le paleron, la macreuse ou le gîte sont adaptés car ils deviennent fondants après une longue cuisson.

Faut-il absolument faire mariner la viande ?

Ce n’est pas indispensable, mais une marinade de 12 heures peut apporter davantage de profondeur aromatique.

Par portion

Repères nutritionnels

650 kcal Calories
45 g Protéines
18 g Glucides
38 g Lipides
4 g Fibres
6 g Sucres
1,8 g Sel
plat principal mijoté cuisine française boeuf vin rouge cocotte traditionnel

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Ce bourguignon joue sur trois choses qui comptent vraiment: une viande bien saisie, un vin assez franc pour tenir la cuisson et un mijotage assez doux pour que les fibres se défassent sans sécher. La fiche affiche une version classique, avec une sauce nette et nappante, à condition de respecter l’ordre des gestes.

Le point de vigilance principal tient à la chaleur. Trop vive, elle raidit le bœuf et trouble la sauce; trop faible, elle allonge la cuisson sans développer assez de liaison. Cherchez un frémissement régulier, de petites bulles paresseuses à la surface, et laissez le temps travailler.

Côtes de bœuf braisées avec des champignons et de la ciboulette sur une purée de pommes de terre.

Les gestes qui font la sauce

Saisir la viande par petites quantités change le résultat plus que n’importe quel ajout d’épices. La surface doit prendre une vraie coloration brune, pas seulement griser. Cette croûte apporte du goût et des sucs au fond de la cocotte. Si les morceaux se touchent trop, ils rendent de l’eau et cuisent à la vapeur; la correction est simple: retirez-en une partie, remontez le feu et reprenez en plusieurs fournées.

Déglacer au vin rouge sert à décoller les sucs accrochés après la coloration. Vous devez entendre le fond chanter, puis voir le liquide dissoudre ce qui a bruni au contact de la cocotte. Si le fond reste collé, ajoutez un peu plus de liquide et gratter doucement avec une spatule; si la cuisson a noirci, il vaut mieux jeter ces parties brûlées, car elles donneraient de l’amertume.

Incorporer la farine à l’étape des légumes demande un peu de vigilance. Elle doit disparaître dans la graisse chaude avant l’ajout du vin, pour former une liaison discrète qui épaissira la sauce au fil du mijotage. Si vous voyez des paquets, fouettez aussitôt avec un peu de liquide froid avant de poursuivre. Une sauce bien liée reste lisse, elle nappe la cuillère sans être pâteuse.

À retenirNe laissez jamais la cocotte bouillir franchement après l’ajout du vin: un frémissement doux suffit, sinon la viande se contracte et la sauce perd en finesse.

Variantes utiles

Version sans gluten

Remplacez la farine de blé par de la fécule de maïs ou une autre fécule adaptée, en l’ajoutant délayée dans un peu de liquide froid, de préférence en fin de cuisson. La sauce sera un peu plus brillante et moins ronde qu’avec une liaison à la farine, mais le résultat restera cohérent. Vérifiez aussi que le fond de veau, s’il est utilisé, soit compatible.

Version plus rapide

Vous pouvez couper la viande un peu plus petit et réduire légèrement le temps de mijotage si votre cocotte garde bien la chaleur, mais la chair sera moins fondante et la sauce gagnera moins en profondeur. C’est un compromis utile pour un dîner de semaine, pas une équivalence de texture.

Version plus économique

Le gîte et la macreuse restent adaptés si vous surveillez les promotions sur les morceaux à braiser. Pour les lardons, la poitrine fumée en dés donne un goût proche avec une tenue satisfaisante. L’économie se paie surtout sur le fumé et le gras, un peu moins sur la finesse.

Version plus légère

Réduisez légèrement la quantité de lardons et utilisez davantage de champignons pour garder du relief en bouche. La sauce sera moins riche, donc un peu moins enveloppante, mais la structure du plat reste la même.

Gros plan de légumes biologiques frais, y compris des carottes, des champignons et des poivrons rouges sur une planche à découper en bois.

Les ingrédients qui comptent

  • Bœuf à braiser — Choisissez un morceau riche en collagène, avec un grain assez visible mais pas trop nerveux. Le paleron, la macreuse ou le gîte supportent la cuisson longue et deviennent fondants. Une viande trop maigre se dessèche; une viande trop noble perd l’intérêt du mijotage.
  • Vin rouge de Bourgogne — Prenez un vin net, fruité, sans boisé excessif. S’il est trop tannique ou trop austère à boire, il le restera en sauce. Un vin correct suffit, mais il doit rester agréable au nez après réduction. Une alternative de région fonctionne si elle garde de la souplesse.
  • Lardons fumés — Ils apportent sel, gras et fond de goût. Cherchez une coupe qui rende un peu de matière sans disparaître entièrement. La poitrine fumée en dés remplace bien les lardons, avec une texture parfois plus moelleuse et un fumé un peu différent.
  • Carottes — Prenez-les fermes, régulières, pas trop grosses. Elles doivent tenir le mijotage sans s’écraser, tout en apportant une douceur qui équilibre l’acidité du vin. Des carottes plus jeunes donneront une note plus sucrée; des carottes trop fibreuses durciront en fin de cuisson.
  • Champignons de Paris — Choisissez-les bien fermes, à chapeau fermé ou à peine ouvert, pour qu’ils gardent de la tenue une fois poêlés. Ajoutés tard, ils apportent du relief. Les intégrer trop tôt les fait noircir et perdre leur texture. C’est un bon endroit pour soigner la cuisson à part.
  • Farine de blé — Elle sert à lier la sauce, pas à l’épaissir brutalement. Dosez-la pour qu’elle soit absorbée par les sucs et le gras avant le liquide. En version sans gluten, une fécule de maïs donne une liaison plus lisse mais moins rustique.

À table et au lendemain

Servez le bourguignon bien chaud, dans une assiette creuse ou une petite cocotte, avec une sauce qui se tient mais coule encore autour de la cuillère. Les pommes de terre vapeur, les pâtes fraîches ou une purée maison absorbent bien la sauce sans l’écraser. Gardez les morceaux visibles: viande, carottes et champignons doivent rester lisibles dans l’assiette.

Le repos améliore vraiment ce plat. Si vous le préparez à l’avance, réchauffez-le doucement pour ne pas casser la viande ni faire bouillir la sauce. Le lendemain, l’ensemble paraît souvent plus lié et plus net au goût. C’est un bon plat de service familial, mais aussi un plat de reprise pour un autre repas, avec le surplus de sauce sur des pommes de terre ou des pâtes.

À retenirRéchauffez à feu très doux ou au four modéré, jamais à gros bouillons, pour préserver la tendreté et la texture des garnitures.

Ragoût de légumes savoureux servi dans une fonte sur une planche en bois, accompagné de gousses d'ail et d'ustensiles de cuisine.

Questions pratiques

Peut-on préparer le bourguignon la veille ?

Oui, et c’est même un bon choix. Le repos au froid laisse la sauce se lier et la viande gagner en moelleux. Réchauffez ensuite très doucement pour éviter de resserrer les fibres.

Comment savoir si la viande est assez cuite ?

Elle doit céder nettement à la fourchette sans se défaire complètement en fibres sèches. Si elle résiste encore franchement, poursuivez la cuisson à frémissement. Si elle s’effiloche avant d’être tendre, la chaleur a sans doute été trop vive.

Que faire si la sauce reste trop liquide ?

Laissez réduire à découvert quelques minutes, sans faire bouillir trop fort. Si cela ne suffit pas, une petite noix de beurre en fin de cuisson peut arrondir la sensation en bouche. Évitez d’ajouter trop de farine au dernier moment, cela alourdirait la texture.

Peut-on remplacer le vin rouge ?

On peut utiliser un autre vin rouge corsé mais souple, à condition qu’il soit agréable à boire. Un vin trop dur donnera une sauce plus austère. En pratique, mieux vaut un vin simple et sain qu’un vin prestigieux mais trop boisé.

Les champignons doivent-ils cuire avec le reste du ragoût ?

Non, il vaut mieux les poêler à part puis les ajouter en fin de cuisson. Ils gardent ainsi une vraie texture, au lieu de rendre toute leur eau et de se confondre dans la sauce.

Comment conserver et réutiliser les restes ?

Gardez le plat au réfrigérateur dans un récipient hermétique pendant trois jours, ou congelez-le jusqu’à trois mois. La sauce restante peut aussi enrober des pâtes, des pommes de terre ou des légumes cuits; chauffée doucement, elle garde bien sa profondeur.

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