Recette maison
Recette de mijoté de veau aux carottes et à la coriandre
Mijoté de veau fondant aux carottes et coriandre fraîche, avec sauce courte et nappante, repères de cuisson et variantes claires.
La fiche du chef
Recette de mijoté de veau aux carottes et à la coriandre
Un mijoté fondant de veau aux carottes, parfumé à la coriandre fraîche, avec une sauce courte et délicatement liée.
Pas à pas
La préparation
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1Éplucher les carottes et les couper en biseaux. Émincer l'oignon et hacher l'ail. Découper le veau en gros cubes réguliers si besoin.10 min
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2Chauffer l'huile dans la cocotte et colorer le veau sur toutes les faces à feu moyen-vif.8 min
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3Ajouter l'oignon, l'ail et le concentré de tomate. Saupoudrer la farine, mélanger 1 minute puis verser le vin blanc en grattant le fond.5 min
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4Ajouter les carottes, le bouillon, le thym et le laurier. Saler, poivrer, puis porter à frémissement.5 min
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5Couvrir et laisser mijoter à feu doux jusqu'à ce que le veau soit tendre et que les carottes restent fondantes mais intactes.1 h 00
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6Retirer le thym et le laurier. Ajouter la coriandre ciselée, mélanger et laisser reposer hors du feu avant de servir.10 min
Ce mijoté de veau joue sur une opposition très agréable en cuisine maison : une viande qui doit devenir tendre sans se déliter, et des carottes qui gardent assez de tenue pour rester visibles dans l’assiette. La coriandre fraîche arrive à la fin, ce qui change tout : elle apporte un relief végétal net au lieu d’un parfum cuit, plus plat.
La difficulté réelle n’est pas dans la liste des ingrédients, mais dans la cuisson. Il faut saisir le veau sans le dessécher, maintenir ensuite un frémissement très doux, puis réduire la sauce juste ce qu’il faut pour qu’elle nappe la cuillère sans devenir pâteuse. C’est là que le plat gagne en finesse.

Les gestes qui font la texture
La première étape qui compte vraiment est la saisie du veau. La viande doit prendre une couleur dorée sur plusieurs faces, avec un léger bruit de cuisson franc mais pas agressif. Si la cocotte est trop pleine ou le feu trop bas, les cubes vont rendre leur eau et blanchir au lieu de colorer. Dans ce cas, mieux vaut les retirer un instant et procéder en deux fournées : on perd quelques minutes, mais on gagne une base plus goûteuse et une sauce plus nette.
Le déglacage au vin blanc sert à récupérer les sucs accrochés au fond. Quand vous versez le liquide, le fond de la cocotte doit se détacher à la spatule sans brûler. Si vous voyez des traces très foncées qui sentent le brûlé, le feu était trop fort au moment de la coloration ; il faut alors verser le vin rapidement, gratter sans attendre et, si l’amertume est déjà installée, allonger un peu la sauce avec du bouillon avant de laisser réduire.
La liaison à la farine demande un peu de mesure. Elle doit enrober la viande et les sucs avant l’ajout du bouillon, de façon à former un appareil léger qui épaissira à la cuisson. Si la farine reste en petites poches sèches, vous risquez les grumeaux ; si elle est ajoutée d’un seul coup dans un liquide très chaud, elle se fige. Le bon repère, c’est une surface légèrement satinée autour des morceaux, jamais un aspect pâteux.
À retenirLe mijotage doit rester au frémissement, avec seulement quelques petites bulles à la surface ; dès que ça bout franchement, le veau se resserre et perd son fondant.
Variantes utiles
Version sans gluten
Remplacez la farine par de la fécule de maïs, délayée dans un peu d’eau froide puis incorporée en fin de cuisson. La sauce sera un peu plus lisse et plus brillante, mais elle épaissira moins longtemps qu’avec la farine ; il faut donc l’ajouter avec prudence et laisser reprendre un léger frémissement pour activer la liaison.
Version sans alcool
Remplacez le vin blanc par un peu plus de bouillon de volaille avec une pointe de jus de citron. On garde une acidité utile pour équilibrer la douceur des carottes, mais le goût sera moins complexe et la sauce un peu plus directe.
Version plus économique
Si le veau à mijoter est trop coûteux, la recette supporte mieux un morceau prévu pour cuisson lente qu’une viande maigre et rapide. En revanche, changer de viande modifie la texture finale : le plat peut être plus ferme, plus fibreux ou plus gras selon le choix, donc il faut accepter une autre lecture du mijoté.
Version plus rapide
Coupez les carottes un peu plus finement et la viande en morceaux réguliers, sans les réduire trop : une coupe trop petite raccourcit le temps, mais assèche aussi plus vite. Le plat garde son esprit, mais la sauce et la viande auront moins de contraste de texture.
Version plus végétale
La fiche propose une adaptation végétarienne et une adaptation végétalienne avec champignons, pois chiches ou seitan. Le changement principal n’est pas seulement la source de protéines : on perd la gélatine naturelle du veau, donc il faut compter sur une réduction un peu plus poussée ou sur un liant plus précis pour retrouver du corps.

Ingrédients qui comptent
- Veau à mijoter — Choisissez une pièce taillée pour la cuisson douce, avec un peu de tissu conjonctif : c’est ce qui donne le fondant après une heure de mijotage. L’épaule ou le collier sont pertinents ici. Un morceau trop maigre restera sec, même avec une sauce bien faite.
- Carottes — Prenez des carottes fermes, lisses, sans cœur trop fibreux. Elles doivent pouvoir cuire longtemps sans se défaire. Coupées en biseaux, elles offrent plus de surface à la sauce et cuisent de façon régulière. Des carottes très jeunes seront plus sucrées ; des plus grosses donnent souvent une tenue plus nette.
- Coriandre fraîche — La coriandre doit être bien verte, avec des feuilles encore souples. Elle se juge autant au parfum qu’à l’aspect : si elle est flétrie, elle donnera un goût plus plat. On peut la remplacer par du persil plat, mais le plat perdra son accent aromatique caractéristique et gagnera en neutralité.
- Vin blanc sec — Choisissez un vin sec et vif, sans aromatique trop boisée ni trop sucrée. Il sert à déglacer et à apporter une tension légère à la sauce. Si vous le remplacez par du bouillon et du citron, l’acidité reste présente mais le registre est plus simple.
- Concentré de tomate — Il renforce la couleur et donne une base plus ronde à la sauce. Une petite quantité suffit ; s’il est trop cuit au départ, il peut devenir amer. Mélangé aux sucs de cuisson, il doit foncer légèrement sans accrocher.
- Farine — Elle sert à donner une sauce nappante, c’est-à-dire assez liée pour couvrir la cuillère d’un film léger. Si vous la remplacez par de la fécule, la texture sera plus brillante mais moins stable au réchauffage.
Servir le mijoté
Servez ce plat bien chaud, dans des assiettes creuses ou des bols peu profonds, pour garder la sauce au centre de l’attention. Les carottes doivent rester visibles en surface, avec quelques feuilles de coriandre fraîche ajoutées au dernier moment. Cette fraîcheur finale est utile : elle réveille le plat au lieu de simplement le décorer.
En accompagnement, choisissez quelque chose qui absorbe la sauce sans l’écraser : pommes de terre vapeur, purée souple, riz blanc ou une semoule fine conviennent bien. Si vous dressez à l’avance, gardez la coriandre hors du plat jusqu’au dernier instant, afin d’éviter qu’elle noircisse et perde son relief.
Pour la conservation, suivez la logique d’un mijoté : le plat supporte très bien un passage au froid et un réchauffage doux. Le lendemain, les saveurs sont souvent plus liées. Réchauffez à feu doux avec un trait d’eau ou de bouillon, en remuant sans casser les carottes ; si la sauce a trop épaissi, c’est le moment de la détendre juste assez pour qu’elle redevienne nappante.
À retenirAjoutez la coriandre seulement au moment de servir ou juste avant le repos final : chauffée trop longtemps, elle perd son parfum et tire le plat vers le verdâtre.

Questions pratiques
Comment savoir si le veau est assez cuit ?
Le bon repère est la résistance à la fourchette : la viande doit se défaire presque sans effort, mais sans partir en filaments secs. Si elle reste élastique, poursuivez le mijotage à feu très doux. Si elle s’effiloche déjà trop, coupez le feu et laissez reposer, car la chaleur résiduelle continue d’agir.
Ma sauce est trop liquide, que faire ?
Retirez le couvercle et laissez réduire à feu doux pendant quelques minutes. La sauce doit épaissir progressivement et napper la cuillère sans devenir collante. Si vous êtes pressé, augmentez un peu le feu, mais surveillez de près pour ne pas faire bouillir la viande.
Peut-on préparer ce plat la veille ?
Oui, et c’est même un bon usage de ce type de mijoté. Laissez refroidir, mettez au réfrigérateur, puis réchauffez très doucement le lendemain avec un peu de liquide si nécessaire. Ajoutez la coriandre fraîche seulement à la fin, pas pendant le stockage.
Que faire si les carottes deviennent trop molles ?
Cela arrive si elles sont coupées trop petites ou si le frémissement a été trop fort. La prochaine fois, gardez des morceaux plus gros et vérifiez que la cuisson reste discrète. Une fois les carottes trop tendres, on ne les raffermit pas ; on peut seulement préserver les morceaux restants pour le service.
Puis-je remplacer la coriandre fraîche par autre chose ?
Oui, le persil plat fonctionne le mieux si vous cherchez une herbe fraîche et discrète. Le plat sera moins aromatique, plus classique dans son profil, mais il restera équilibré. Évitez les herbes très puissantes qui masqueraient le goût doux du veau et des carottes.
Comment réchauffer sans dessécher la viande ?
Réchauffez à feu très doux, en ajoutant seulement un petit trait d’eau ou de bouillon si la sauce a pris de la densité au froid. Ne cherchez pas à faire bouillir. Dès que le mijoté est bien chaud au centre et que la sauce redevient souple, servez sans attendre, avec un accompagnement simple qui laisse la sauce s’exprimer.





