Recette maison

Recette de far breton aux pruneaux

Far breton aux pruneaux moelleux et vanillé, avec repères de texture, cuisson juste prise et conseils pour réussir la coupe et le moelleux.

Publié le 28 août 2026 Gastronomie
Vue de dessus de prunes juteuses tranchées dans un plat de cuisson rustique sur une table en bois, parfait pour la cuisson ou la cuisine.

La fiche du chef

Recette de far breton aux pruneaux

Flan breton moelleux et généreux, parfumé à la vanille et garni de pruneaux fondants.

Temps total 1 h 30
Cuisson 45 min
À table 6 portions
Difficulté Facile

Pas à pas

La préparation

  1. 1
    Préchauffer le four à 180 °C. Beurrer généreusement le moule, puis répartir les pruneaux au fond.
    5 min
  2. 2
    Faire tiédir le lait avec la vanille sans le faire bouillir, puis réserver.
    5 min
  3. 3
    Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, puis ajouter les œufs un à un en fouettant jusqu’à obtenir une pâte lisse.
    5 min
  4. 4
    Verser le lait tiède en filet sur la pâte en fouettant pour obtenir un appareil fluide et homogène.
    5 min
  5. 5
    Verser l’appareil dans le moule sur les pruneaux, puis enfourner 40 à 45 minutes jusqu’à ce que le far soit pris et bien doré.
    45 min
  6. 6
    Laisser tiédir au moins 30 minutes avant de servir, puis déguster nature ou légèrement frais.
    30 min

Pour aller plus loin

Les secrets du chef

  • Pour des pruneaux plus moelleux, les faire tremper 10 minutes dans du thé ou de l’eau tiède avant utilisation.
  • Un beurre demi-sel apporte une note bretonne plus marquée.
  • Pour une croûte plus caramélisée, saupoudrer légèrement le dessus de sucre avant cuisson.

Alternative

Version végétarienne

La recette est déjà végétarienne.

Conseils de dressage

Servir dans le moule ou en parts nettes, éventuellement avec quelques pruneaux supplémentaires et un voile de sucre glace.

Allergènes à surveiller

  • gluten
  • œufs
  • lait

Substitutions recommandées

  • Lait entier → Lait demi-écrémé

    Texture un peu moins riche, mais résultat satisfaisant.

  • Beurre demi-sel → Beurre doux + 1 pincée de sel

    Permet d’ajuster précisément l’assaisonnement.

  • Pruneaux dénoyautés → Raisins secs ou pommes fondantes

    La saveur change, mais la structure du dessert reste cohérente.

Accords mets et boissons

  • Boisson chaude Un thé noir léger ou un café filtre peu corsé.
  • Boisson fraîche Un cidre doux breton, servi bien frais.
  • Sans alcool Un jus de pomme artisanal peu sucré.

Conseils nutrition

  • Ce dessert est naturellement riche en énergie : une portion raisonnable suffit en fin de repas.
  • Les pruneaux apportent des fibres ; privilégier une cuisson douce pour préserver leur moelleux.
  • Pour une version un peu plus légère, utiliser du lait demi-écrémé et réduire légèrement le sucre.

Plan anti-gaspillage

  • Utiliser les blancs d’œufs restants dans une omelette sucrée ou des meringues.
  • Employer les pruneaux entamés dans un porridge ou un cake.
  • Réutiliser le moule bien beurré pour une autre pâte à gratin ou un cake salé.

Erreurs fréquentes & rattrapages

  • Verser le lait bouillant dans les œufs
    Laisser tiédir le lait avant incorporation, puis verser progressivement en fouettant.
  • Obtenir un appareil grumeleux
    Tamiser la farine et fouetter plus vigoureusement, ou mixer brièvement l’appareil.
  • Cuire trop longtemps
    Arrêter la cuisson dès que le centre est juste pris pour conserver le moelleux.

Version sans gluten

Remplacer la farine de blé par un mélange sans gluten pour pâtisserie, en vérifiant la texture de l’appareil avant cuisson.

Version végane

Remplacer le lait entier par une boisson végétale neutre et les œufs par un substitut adapté aux flans, en ajustant la texture ; le résultat sera moins traditionnel et plus fragile.

Questions fréquentes

Faut-il faire tremper les pruneaux ?

Ce n’est pas obligatoire, mais un court trempage les rend plus moelleux et juteux.

Peut-on préparer le far à l’avance ?

Oui, il se prépare très bien la veille et se conserve au réfrigérateur.

Le far peut-il être servi chaud ?

Il peut être servi tiède, mais sa tenue est meilleure après un léger repos.

Par portion

Repères nutritionnels

390 kcal Calories
12 g Protéines
58 g Glucides
12 g Lipides
2 g Fibres
31 g Sucres
0,5 g Sel
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Le far breton aux pruneaux tient dans un équilibre simple : une pâte souple, presque comme une pâte à crêpes enrichie, et des fruits qui gardent du fondant sans noyer l’ensemble. C’est un dessert de placard, mais sa réussite repose sur deux points très concrets : une texture sans grumeaux et une cuisson arrêtée au moment où le centre est encore juste pris.

Si vous cherchez un gâteau qui se prépare vite et se sert aussi bien tiède que froid, celui-ci coche la case. La difficulté n’est pas technique, elle est surtout visuelle : il faut savoir reconnaître un appareil bien lisse, puis accepter de sortir le moule alors que le milieu tremble encore un peu, sinon le far se resserre et perd son moelleux.

Un dessert de Bretagne

Le far breton appartient à la cuisine bretonne et s’inscrit dans la famille des préparations simples au four, faites d’œufs, de farine, de lait, de sucre et de beurre demi-sel. C’est un dessert de ménage, nourrissant, pensé avec des ingrédients courants et une méthode directe.

La version aux pruneaux s’est imposée comme l’une des plus connues, même si le far existe aussi avec d’autres fruits secs ou des fruits plus frais. Le pruneau apporte une douceur sombre, une texture moelleuse et un contraste utile avec la pâte, ce qui explique sans doute sa popularité durable.

À retenirLe far breton repose sur une base très simple, mais sa personnalité vient surtout du beurre demi-sel et du fruit ajouté.

Une simple tranche de pâtisserie belge traditionnelle sur une assiette décorée de fleurs, elle-même posée sur une nappe à carreaux.

Les gestes qui changent la texture

Tiédir le lait avant de l’incorporer compte plus qu’on ne le croit. S’il est chaud mais pas brûlant, il se mélange sans saisir les œufs et l’appareil reste homogène. Le bon repère, c’est une sensation de chaleur nette au doigt, sans vapeur agressive. Si vous versez trop vite un lait trop chaud, des petits grains peuvent apparaître ; dans ce cas, il faut parfois mixer brièvement l’ensemble, mais mieux vaut prévenir que corriger.

Le second geste décisif est l’incorporation du lait en filet, en fouettant. On cherche une pâte nappante et fluide, proche d’une pâte à crêpes un peu épaisse, pas une crème compacte. Si des grumeaux persistent, ils viennent souvent d’une farine ajoutée trop vite ; tamiser aide, tout comme laisser reposer l’appareil quelques minutes pour que la farine s’hydrate mieux.

Enfin, la cuisson doit être surveillée à l’aspect plus qu’au minuteur. Le dessus doit être bien doré, les bords pris, et le centre encore légèrement tremblotant lorsque vous secouez le moule. C’est ce léger mouvement qui annonce un far moelleux après refroidissement. Si vous attendez une immobilité totale, vous obtenez souvent une mie plus ferme et plus sèche.

À retenirArrêtez la cuisson dès que le centre tremble encore un peu : le far finit de se figer hors du four.

Variantes utiles

Version plus rapide

Si vous omettez le trempage des pruneaux, le dessert garde sa structure mais les fruits seront un peu moins souples à la coupe. Vous gagnez du temps, au prix d’une garniture moins fondante, surtout si les pruneaux sont très secs.

Version plus économique

Le lait demi-écrémé remplace le lait entier sans rendre la recette impossible, mais l’appareil sera un peu moins riche et la sensation en bouche plus légère. Le far tient bien, avec une croûte souvent un peu moins moelleuse.

Version sans gluten

Un mélange sans gluten pour pâtisserie peut remplacer la farine de blé. La pâte demande alors un peu plus d’attention à la texture : l’appareil doit rester fluide, sans être liquide. Le résultat peut être légèrement plus fragile à la découpe, surtout à chaud.

Version végétalienne

La version végétalienne demande un changement profond, car les œufs structurent ici l’appareil. Une boisson végétale neutre et un substitut adapté aux flans peuvent donner un résultat cohérent, mais la texture sera moins liée et moins proche du far classique.

Charmante rue historique à Quimper, mettant en valeur l'architecture traditionnelle bretonne sous un ciel bleu dégagé.

Ingrédients qui comptent

  • Pruneaux dénoyautés — Choisissez-les souples, charnus, sans aspect desséché. Ils doivent rester moelleux à la cuisson et ne pas durcir au refroidissement. Des raisins secs peuvent les remplacer, mais la garniture devient plus discrète et moins fondante.
  • Lait entier — Il apporte la rondeur et soutient le moelleux de l’appareil. Un lait demi-écrémé fonctionne, mais le dessert sera un peu moins tendre. Si vous cherchez une bouche plus riche, le lait entier reste le meilleur choix.
  • Œufs — Ils donnent la prise au far. Utilisez-les à température ambiante si possible, pour mieux les incorporer sans refroidir le lait tiède. Un substitut végétal change la texture de manière sensible, car il faut alors compenser la tenue autrement.
  • Beurre demi-sel — Il marque le goût et renforce le lien avec la cuisine bretonne. Un beurre doux avec une pincée de sel permet d’ajuster plus finement l’assaisonnement, mais l’impression en bouche sera un peu moins nette.
  • Farine de blé — Prenez une farine classique, sans grumeaux, et tamisez-la si elle a tendance à faire des paquets. C’est elle qui donne la colonne du dessert, tout en laissant l’appareil rester souple. Un mélange sans gluten demande plus de vigilance sur la consistance.
  • Extrait de vanille — Il parfume sans masquer le pruneau. Mieux vaut rester sobre : la vanille doit soutenir le lait et les œufs, pas couvrir l’ensemble. Une gousse infusée donnera un parfum plus franc, mais demande une petite cuisson d’extraction.

Au four, puis au repos

Servez le far tiède ou froid, selon l’usage recherché. Tiède, il est plus souple et la vanille ressort davantage ; froid, il se tient mieux et se découpe en parts nettes. Dans tous les cas, un repos après cuisson améliore la coupe et laisse les saveurs se poser.

Un service dans le moule reste tout à fait adapté, surtout pour garder l’aspect rustique du dessert. Pour une table plus nette, détaillez des parts épaisses et ajoutez simplement quelques pruneaux visibles à la surface, avec éventuellement un léger voile de sucre glace. Un cidre doux, un thé noir léger ou un café filtre peu corsé accompagnent bien la douceur du far.

La conservation au réfrigérateur se fait couvert, et le dessert peut se manger froid ou réchauffé doucement. Si vous le préparez à l’avance, laissez-le d’abord refroidir franchement avant de le placer au frais, sinon la condensation ramollit la croûte. Le jour même, il supporte bien d’être servi au goûter comme au dessert.

À retenirPour une coupe propre, laissez-le tiédir puis refroidir un peu avant de le trancher.

Gros plan sur une tarte crumble aux prunes avec des groseilles rouges, saupoudrée de sucre glace.

Questions pratiques

Pourquoi mon far retombe-t-il après la cuisson ?

C’est souvent le signe d’une cuisson trop poussée ou d’un démoulage trop tôt. Le centre doit rester légèrement souple à la sortie du four, puis se raffermir en refroidissant. Si vous le cuisez trop longtemps, il perd son moelleux et se rétracte davantage.

Comment éviter les grumeaux dans l’appareil ?

Mélangez d’abord farine, sucre et sel, puis ajoutez les œufs un par un avant d’incorporer le lait tiède en filet. Si des paquets se forment malgré tout, tamiser la farine aide beaucoup. Un mixage bref peut aussi lisser l’ensemble, mais ce n’est qu’un rattrapage.

Faut-il absolument faire tremper les pruneaux ?

Non, mais un trempage court les rend plus souples et plus juteux. C’est utile si vos pruneaux sont un peu secs ou si vous aimez une garniture plus fondante. Avec des fruits déjà moelleux, vous pouvez sauter cette étape sans perdre l’équilibre du dessert.

Peut-on préparer le far breton la veille ?

Oui, il se prête bien à une préparation à l’avance. Une nuit au réfrigérateur lui donne même une tenue plus nette à la coupe. Sortez-le un peu avant de servir si vous le préférez moins froid, ou réchauffez-le très doucement si vous voulez le proposer tiède.

Que faire si le dessus colore trop vite ?

Baissez légèrement la température du four ou placez le plat plus bas dans la cavité. Si la surface brunit avant que le centre ne soit pris, le dessus sèche alors que l’intérieur n’a pas fini de se stabiliser. Une feuille de papier cuisson posée sans serrer peut aussi protéger la croûte en fin de cuisson.

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