Recette maison
Recette de far breton aux pruneaux
Far breton aux pruneaux moelleux et vanillé, avec repères de texture, cuisson juste prise et conseils pour réussir la coupe et le moelleux.
La fiche du chef
Recette de far breton aux pruneaux
Flan breton moelleux et généreux, parfumé à la vanille et garni de pruneaux fondants.
Pas à pas
La préparation
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1Préchauffer le four à 180 °C. Beurrer généreusement le moule, puis répartir les pruneaux au fond.5 min
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2Faire tiédir le lait avec la vanille sans le faire bouillir, puis réserver.5 min
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3Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre et le sel, puis ajouter les œufs un à un en fouettant jusqu’à obtenir une pâte lisse.5 min
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4Verser le lait tiède en filet sur la pâte en fouettant pour obtenir un appareil fluide et homogène.5 min
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5Verser l’appareil dans le moule sur les pruneaux, puis enfourner 40 à 45 minutes jusqu’à ce que le far soit pris et bien doré.45 min
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6Laisser tiédir au moins 30 minutes avant de servir, puis déguster nature ou légèrement frais.30 min
Le far breton aux pruneaux tient dans un équilibre simple : une pâte souple, presque comme une pâte à crêpes enrichie, et des fruits qui gardent du fondant sans noyer l’ensemble. C’est un dessert de placard, mais sa réussite repose sur deux points très concrets : une texture sans grumeaux et une cuisson arrêtée au moment où le centre est encore juste pris.
Si vous cherchez un gâteau qui se prépare vite et se sert aussi bien tiède que froid, celui-ci coche la case. La difficulté n’est pas technique, elle est surtout visuelle : il faut savoir reconnaître un appareil bien lisse, puis accepter de sortir le moule alors que le milieu tremble encore un peu, sinon le far se resserre et perd son moelleux.
Un dessert de Bretagne
Le far breton appartient à la cuisine bretonne et s’inscrit dans la famille des préparations simples au four, faites d’œufs, de farine, de lait, de sucre et de beurre demi-sel. C’est un dessert de ménage, nourrissant, pensé avec des ingrédients courants et une méthode directe.
La version aux pruneaux s’est imposée comme l’une des plus connues, même si le far existe aussi avec d’autres fruits secs ou des fruits plus frais. Le pruneau apporte une douceur sombre, une texture moelleuse et un contraste utile avec la pâte, ce qui explique sans doute sa popularité durable.
À retenirLe far breton repose sur une base très simple, mais sa personnalité vient surtout du beurre demi-sel et du fruit ajouté.

Les gestes qui changent la texture
Tiédir le lait avant de l’incorporer compte plus qu’on ne le croit. S’il est chaud mais pas brûlant, il se mélange sans saisir les œufs et l’appareil reste homogène. Le bon repère, c’est une sensation de chaleur nette au doigt, sans vapeur agressive. Si vous versez trop vite un lait trop chaud, des petits grains peuvent apparaître ; dans ce cas, il faut parfois mixer brièvement l’ensemble, mais mieux vaut prévenir que corriger.
Le second geste décisif est l’incorporation du lait en filet, en fouettant. On cherche une pâte nappante et fluide, proche d’une pâte à crêpes un peu épaisse, pas une crème compacte. Si des grumeaux persistent, ils viennent souvent d’une farine ajoutée trop vite ; tamiser aide, tout comme laisser reposer l’appareil quelques minutes pour que la farine s’hydrate mieux.
Enfin, la cuisson doit être surveillée à l’aspect plus qu’au minuteur. Le dessus doit être bien doré, les bords pris, et le centre encore légèrement tremblotant lorsque vous secouez le moule. C’est ce léger mouvement qui annonce un far moelleux après refroidissement. Si vous attendez une immobilité totale, vous obtenez souvent une mie plus ferme et plus sèche.
À retenirArrêtez la cuisson dès que le centre tremble encore un peu : le far finit de se figer hors du four.
Variantes utiles
Version plus rapide
Si vous omettez le trempage des pruneaux, le dessert garde sa structure mais les fruits seront un peu moins souples à la coupe. Vous gagnez du temps, au prix d’une garniture moins fondante, surtout si les pruneaux sont très secs.
Version plus économique
Le lait demi-écrémé remplace le lait entier sans rendre la recette impossible, mais l’appareil sera un peu moins riche et la sensation en bouche plus légère. Le far tient bien, avec une croûte souvent un peu moins moelleuse.
Version sans gluten
Un mélange sans gluten pour pâtisserie peut remplacer la farine de blé. La pâte demande alors un peu plus d’attention à la texture : l’appareil doit rester fluide, sans être liquide. Le résultat peut être légèrement plus fragile à la découpe, surtout à chaud.
Version végétalienne
La version végétalienne demande un changement profond, car les œufs structurent ici l’appareil. Une boisson végétale neutre et un substitut adapté aux flans peuvent donner un résultat cohérent, mais la texture sera moins liée et moins proche du far classique.

Ingrédients qui comptent
- Pruneaux dénoyautés — Choisissez-les souples, charnus, sans aspect desséché. Ils doivent rester moelleux à la cuisson et ne pas durcir au refroidissement. Des raisins secs peuvent les remplacer, mais la garniture devient plus discrète et moins fondante.
- Lait entier — Il apporte la rondeur et soutient le moelleux de l’appareil. Un lait demi-écrémé fonctionne, mais le dessert sera un peu moins tendre. Si vous cherchez une bouche plus riche, le lait entier reste le meilleur choix.
- Œufs — Ils donnent la prise au far. Utilisez-les à température ambiante si possible, pour mieux les incorporer sans refroidir le lait tiède. Un substitut végétal change la texture de manière sensible, car il faut alors compenser la tenue autrement.
- Beurre demi-sel — Il marque le goût et renforce le lien avec la cuisine bretonne. Un beurre doux avec une pincée de sel permet d’ajuster plus finement l’assaisonnement, mais l’impression en bouche sera un peu moins nette.
- Farine de blé — Prenez une farine classique, sans grumeaux, et tamisez-la si elle a tendance à faire des paquets. C’est elle qui donne la colonne du dessert, tout en laissant l’appareil rester souple. Un mélange sans gluten demande plus de vigilance sur la consistance.
- Extrait de vanille — Il parfume sans masquer le pruneau. Mieux vaut rester sobre : la vanille doit soutenir le lait et les œufs, pas couvrir l’ensemble. Une gousse infusée donnera un parfum plus franc, mais demande une petite cuisson d’extraction.
Au four, puis au repos
Servez le far tiède ou froid, selon l’usage recherché. Tiède, il est plus souple et la vanille ressort davantage ; froid, il se tient mieux et se découpe en parts nettes. Dans tous les cas, un repos après cuisson améliore la coupe et laisse les saveurs se poser.
Un service dans le moule reste tout à fait adapté, surtout pour garder l’aspect rustique du dessert. Pour une table plus nette, détaillez des parts épaisses et ajoutez simplement quelques pruneaux visibles à la surface, avec éventuellement un léger voile de sucre glace. Un cidre doux, un thé noir léger ou un café filtre peu corsé accompagnent bien la douceur du far.
La conservation au réfrigérateur se fait couvert, et le dessert peut se manger froid ou réchauffé doucement. Si vous le préparez à l’avance, laissez-le d’abord refroidir franchement avant de le placer au frais, sinon la condensation ramollit la croûte. Le jour même, il supporte bien d’être servi au goûter comme au dessert.
À retenirPour une coupe propre, laissez-le tiédir puis refroidir un peu avant de le trancher.

Questions pratiques
Pourquoi mon far retombe-t-il après la cuisson ?
C’est souvent le signe d’une cuisson trop poussée ou d’un démoulage trop tôt. Le centre doit rester légèrement souple à la sortie du four, puis se raffermir en refroidissant. Si vous le cuisez trop longtemps, il perd son moelleux et se rétracte davantage.
Comment éviter les grumeaux dans l’appareil ?
Mélangez d’abord farine, sucre et sel, puis ajoutez les œufs un par un avant d’incorporer le lait tiède en filet. Si des paquets se forment malgré tout, tamiser la farine aide beaucoup. Un mixage bref peut aussi lisser l’ensemble, mais ce n’est qu’un rattrapage.
Faut-il absolument faire tremper les pruneaux ?
Non, mais un trempage court les rend plus souples et plus juteux. C’est utile si vos pruneaux sont un peu secs ou si vous aimez une garniture plus fondante. Avec des fruits déjà moelleux, vous pouvez sauter cette étape sans perdre l’équilibre du dessert.
Peut-on préparer le far breton la veille ?
Oui, il se prête bien à une préparation à l’avance. Une nuit au réfrigérateur lui donne même une tenue plus nette à la coupe. Sortez-le un peu avant de servir si vous le préférez moins froid, ou réchauffez-le très doucement si vous voulez le proposer tiède.
Que faire si le dessus colore trop vite ?
Baissez légèrement la température du four ou placez le plat plus bas dans la cavité. Si la surface brunit avant que le centre ne soit pris, le dessus sèche alors que l’intérieur n’a pas fini de se stabiliser. Une feuille de papier cuisson posée sans serrer peut aussi protéger la croûte en fin de cuisson.





