Recette maison
Recette de curry vert thaï au poulet
Curry vert thaï au poulet : sauce au lait de coco, légumes tendres et basilic frais, avec repères simples pour une texture nappante et équilibrée.
La fiche du chef
Recette de curry vert thaï au poulet
Un curry vert thaï parfumé, équilibré et onctueux, préparé avec du poulet, du lait de coco, des légumes et des herbes fraîches. Une recette complète, idéale servie avec du riz jasmin.
Pas à pas
La préparation
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1Émincer l'oignon, hacher l'ail et râper le gingembre. Couper le poulet en morceaux réguliers. Tailler l'aubergine, le poivron et les haricots verts en morceaux de taille égale.10 min
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2Faire chauffer l'huile dans une sauteuse à feu moyen. Ajouter la pâte de curry vert, l'oignon, l'ail et le gingembre. Faire revenir 1 à 2 minutes jusqu'à ce que les parfums se libèrent.3 min
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3Ajouter le poulet et le saisir sur toutes ses faces jusqu'à ce qu'il devienne opaque.5 min
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4Incorporer l'aubergine, le poivron et les haricots verts. Mélanger puis verser le lait de coco et le bouillon.2 min
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5Ajouter la sauce nuoc-mâm et le sucre. Laisser mijoter à feu doux jusqu'à ce que le poulet soit cuit et les légumes tendres mais encore légèrement fermes.12 à 15 min
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6Terminer avec le jus de citron vert et le basilic thaï hors du feu. Rectifier l'assaisonnement si nécessaire et servir aussitôt.2 min
Ce curry vert au poulet joue sur un équilibre délicat : une base parfumée, une sauce au lait de coco qui doit rester souple, et des légumes encore un peu fermes pour garder du relief dans le bol. Le plat est simple dans son principe, mais il demande de surveiller deux choses de près : la chaleur au moment d’ouvrir la pâte de curry et l’intensité du mijotage ensuite.
C’est un bon plat de semaine quand vous voulez quelque chose de complet sans passer des heures en cuisine. La difficulté réelle tient surtout à la cuisson du poulet et à la tenue de la sauce : trop de feu, et le lait de coco se resserre ou tranche ; trop de cuisson, et les légumes perdent leur texture.
Un curry de Thaïlande centrale
Le curry vert appartient à la famille des currys thaïlandais de la région centrale du pays. Son nom renvoie à sa couleur, portée par les piments verts et les herbes qui entrent dans la pâte, mais aussi à une sensation plus douce que brûlante, malgré un piquant parfois marqué selon la pâte choisie.
Dans la cuisine thaïlandaise, ce type de curry s’appuie sur une pâte aromatique que l’on chauffe d’abord pour libérer ses parfums, puis sur un liquide gras, souvent le lait de coco, qui adoucit les épices et lie l’ensemble. Le résultat se situe entre soupe épaisse et sauce nappante, à verser sur du riz pour équilibrer la puissance des aromates.
À retenirLe mot « vert » décrit surtout la pâte d’aromates, pas une sauce herbacée au sens strict.

Trois gestes qui font la différence
Faites revenir la pâte de curry avec l’oignon, l’ail et le gingembre avant d’ajouter les liquides. Le but est de saisir les arômes : la pâte doit grésiller et dégager une odeur plus ronde, sans noircir. Si elle colore trop vite, baissez le feu tout de suite ; une pâte brûlée apporte une amertume difficile à rattraper.
Saisissez le poulet juste assez pour qu’il devienne opaque sur toutes ses faces. À ce stade, il ne s’agit pas de le cuire à cœur, mais de fixer la surface pour qu’il garde du moelleux pendant le mijotage. Si vous le laissez prendre une forte coloration, il peut paraître plus sec une fois fini, surtout avec des blancs.
Laissez ensuite la sauce frémir doucement, jamais bouillir à gros bouillons. Le lait de coco doit rester lisse et la sauce devenir nappante, c’est-à-dire assez liée pour enrober la cuillère sans être épaisse comme une crème. Si elle réduit trop, rallongez avec un peu d’eau chaude ou de bouillon ; si elle paraît trop fluide, prolongez le frémissement de quelques minutes.
Technique utile au service : ajoutez le citron vert hors du feu. Le jus garde alors sa fraîcheur et ne tourne pas vers l’amertume. C’est un petit geste, mais il change la lecture finale du plat.
À retenirLe vrai risque est le bouillon trop vif : il casse la texture du lait de coco et durcit la cuisson du poulet.
Variantes utiles
Version plus rapide
Coupez l’aubergine et les haricots plus petit pour accélérer la cuisson, et choisissez des légumes qui cuisent vite. Vous garderez l’esprit du plat, mais avec une texture un peu moins contrastée : la sauce sera prête plus tôt, au prix de légumes moins développés en bouche.
Version plus moelleuse
Remplacez les blancs de poulet par des hauts de cuisse désossés. Ils supportent mieux le mijotage et restent plus tendres, avec une saveur plus marquée. La cuisson pardonne davantage, mais le plat paraît aussi un peu plus riche.
Version sans poisson
Utilisez une sauce soja ou du tamari à la place de la sauce nuoc-mâm, à condition de vérifier la composition de la pâte de curry. Le goût perd le côté salin et fermenté typique de la sauce de poisson, mais l’assaisonnement reste net et cohérent.
Version sans gluten
Choisissez une pâte de curry et une sauce d’assaisonnement garanties sans gluten, puis remplacez la sauce nuoc-mâm par du tamari sans gluten si besoin. La texture ne change pas, mais la lecture des étiquettes devient décisive.

Les ingrédients qui comptent
- Pâte de curry vert — Choisissez une pâte qui sent nettement les herbes et les épices dès l’ouverture, sans odeur rance. Sa force varie beaucoup d’une marque à l’autre : une pâte plus chaude donne un curry plus vif, mais demande souvent un peu plus de lait de coco ou de sucre pour garder l’équilibre.
- Lait de coco — Prenez un lait de coco bien homogène, qui ne sent pas l’amer. Il apporte le gras qui adoucit le curry et donne la texture nappante. Une crème de coco légère donnera une sauce plus épaisse et plus riche, mais moins fluide.
- Blancs de poulet — Coupez-les en morceaux réguliers pour qu’ils cuisent ensemble. Des morceaux trop gros risquent d’attendre les légumes ; trop petits, ils sèchent vite. Le poulet doit rester tendre après le mijotage, pas ferme et caoutchouteux.
- Aubergine — Une aubergine jeune et ferme absorbe bien la sauce sans se déliter trop vite. L’aubergine thaïe apporte davantage de tenue, mais une aubergine classique fonctionne si vous la taillez en morceaux adaptés et surveillez la cuisson.
- Basilic thaï — Cherchez des feuilles bien vertes, au parfum anis et poivré. Il s’ajoute à la fin pour garder son relief. Un basilic classique peut dépanner, mais il donnera un profil plus doux et moins net.
- Citron vert — Prenez un fruit lourd pour sa taille, signe qu’il est juteux. Son jus termine le plat en éclaircissant la sauce et en réveillant les notes de coco et de curry. Ajouté trop tôt, il perd sa fraîcheur et peut accentuer une sensation d’amertume.
Chaud, souple, avec du riz
Servez ce curry bien chaud, dans des bols ou des assiettes creuses préchauffés si possible. Le riz jasmin reste l’accompagnement le plus naturel : ses grains souples absorbent la sauce sans l’écraser, ce qui évite un ensemble trop dense.
Au moment du dressage, répartissez d’abord le riz, puis le curry par-dessus ou à côté, selon l’effet recherché. Le basilic thaï se pose au dernier instant, juste avant de passer à table, pour garder son parfum. Quelques rondelles de piment ou un peu de zeste de citron vert suffisent si vous voulez une finition plus vive.
La conservation indiquée permet de préparer le plat en avance puis de le réchauffer doucement. Au froid, la sauce peut épaissir ; un trait d’eau ou de lait de coco au réchauffage lui rend sa souplesse. Réchauffez à feu doux ou au micro-ondes sans le laisser cuire à nouveau fortement, pour préserver le moelleux du poulet.
À retenirLe curry doit arriver à table juste après le basilic et le citron vert, sinon il perd sa fraîcheur et sa texture souple.

Questions fréquentes
Comment savoir si le poulet est cuit sans le dessécher ?
Les morceaux doivent être opaques jusqu’au centre et encore juteux quand vous les coupez. Dès qu’ils ne présentent plus de zone rosée et qu’ils restent souples sous la lame, arrêtez la cuisson ; ils finiront de se détendre dans la sauce chaude.
Que faire si la sauce devient trop épaisse ?
Ajoutez un peu d’eau chaude ou de bouillon, petit à petit, puis mélangez hors d’une forte ébullition. Vous retrouverez une texture nappante sans diluer le goût d’un coup.
Peut-on préparer ce curry quelques heures à l’avance ?
Oui. Préparez-le jusqu’à la fin du mijotage, puis ajoutez le jus de citron vert et le basilic au dernier moment au réchauffage. Cela évite de ternir les herbes et de perdre la fraîcheur du plat.
Ma pâte de curry est très forte, comment corriger ?
Commencez par la quantité indiquée, puis adoucissez avec un peu plus de lait de coco ou une pointe de sucre si nécessaire. Si le curry est déjà trop piquant en fin de cuisson, ajoutez encore un peu de coco plutôt que de saler davantage.
Puis-je remplacer le basilic thaï si je n’en trouve pas ?
Oui, du basilic classique peut dépanner en petite quantité. Le parfum sera plus rond et moins anisé, mais le plat restera cohérent ; ajoutez-le toujours hors du feu pour conserver un minimum de fraîcheur.
Comment éviter que le lait de coco tranche ?
Maintenez un simple frémissement, pas une ébullition vive, surtout après l’ajout du lait de coco. Si la sauce commence à se séparer, baissez le feu immédiatement et remuez doucement : la texture peut souvent se resserrer sans dommage.





